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Behind the scenes

La beauté, une quête ancestrale

Tantôt futile ou scandaleuse, tantôt artistique ou sensuelle, servant parfois des intérêts politiques, souvent féminine et en constante évolution, la beauté a toujours suscité l’intérêt de l’humanité. Dès la Préhistoire, nous avons cherché à immortaliser notre vision de l’idéal esthétique.

L'idéal féminin à la préhistoire

Les représentations humaines de cette époque sont majoritairement féminines. À travers toute l’Europe, on a retrouvé des statuettes et gravures appelées « Vénus », comme la célèbre Vénus de Willendorf ou la Vénus de Lespugue. Ces figures nous donnent un aperçu de ce qui était alors considéré comme beau.

L'idéal esthétique préhistorique est fondée sur une réalité biologique: ce qui inspire le désir est intimement lié à ce qui permet de perpétuer l'espèce. Les femmes sont représentées avec des seins, hanches, ventres, fesses et cuisses très marqués, parfois exagérés. Le visage, en revanche, est souvent sans expression, et les bras sont à peine esquissés, voire absents.

C’est une véritable ode à la féminité fertile. La femme féconde et nourricière incarne alors le canon absolu de beauté, indispensable à la survie du groupe. Quand l’homme est souvent relégué à une silhouette schématique en deux dimensions, les courbes féminines occupent le centre des représentations. Leur corps est gravé, sculpté ou peint sous toutes les formes et sur tous les supports possibles.

Les premiers "produits de beauté"

La notion de cosmétique fait également ses balbutiements dès la Préhistoire. Hommes et femmes utilisent des pigments naturels – notamment l’ocre – appliqués sur le corps ou le visage. Ces pratiques, prémices du maquillage, servent autant à protéger la peau du soleil et des insectes qu’à embellir l’apparence.

Mais ces ornements ont aussi une portée symbolique. Ils peuvent marquer des rituels (mariage, deuil, chasse), signaler une appartenance à un groupe ou affirmer une hiérarchie sociale. L’esthétique devient alors langage.

Nos ancêtres vont jusqu’à fabriquer de véritables « trousses de beauté » : coquilles servant de récipients, os taillés pour broyer ou appliquer les pigments. Probablement moins doux que nos pinceaux modernes, certes, mais révélateurs d’un souci esthétique déjà bien présent. Mamie Cro-Magnon avait, elle aussi, le sens du style.

Aux prémices d’une transformation volontaire

Avec l’Antiquité s’amorcera une nouvelle étape : la volonté de s’affranchir des lois naturelles pour modeler son apparence. Mais bien avant cela, les premiers humains témoignent déjà d’un désir profond de sublimer le corps.

Si leurs préoccupations sont encore loin de celles de la femme moderne, l’idée d’embellir, de représenter et de ritualiser la beauté est déjà bien ancrée. Les rituels de beauté étaient nés — et avec eux, une quête qui ne cessera jamais d’évoluer.

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